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| | Fanfic City Hunter. Pourquoi ? | |
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ginie Passionné d'écriture

Age : 32 Inscrit le : 28 Mai 2007 Messages : 102 Localisation : Loca-Terre
| Sujet: Re: Fanfic City Hunter. Pourquoi ? Lun 25 Juin - 12:48 | |
| Chapitre 16
Kaori discuta encore un petit peu avec Itsuma, mais elle dut s’excuser et repartir chez elle pour se préparer. Elle se sentait bien avec lui, mais cela la troublait également, et elle ne voulait pas rajouter à sa confusion actuelle. Et que faisait Ryô en ce moment ? Il avait l’air ennuyé par ce travail et pour cette dernière affaire avec lui, pensa-t-elle avec un pincement au cœur, elle ne voulait pas échouer. Quand elle rentra chez elle, l’appartement était vide. Bien entendu, Ryô avait profité de son absence pour courir après toutes les jolies filles du quartier ! Elle grogna malgré elle. Dans sa chambre, lorsqu’elle vit la poupée représentant Ryô, elle se défoula un peu avant de songer à s’habiller pour cette soirée. Se sentant un peu mieux, elle gagna la salle d’eau et prit un petit bain pour se détendre, mais surtout pour rassembler ses idées. L’eau chaude et la vapeur aux milles senteurs lui faisaient un bien fou. Elle s’emmitoufla dans un peignoir et entreprit de se maquiller. Elle n’avait pas l’habitude et suivi scrupuleusement les conseils de son amie Eriko. Toute à ses activités, elle n’entendit pas la porte d’entrée se refermer. Lorsqu’elle sortit de la salle de bains, elle se retrouva nez à nez avec un Ryô, fort étonné et surtout troublé par la vue de Kaori. Habillée d’un peignoir un peu trop grand pour elle, une de ses épaules scintillait à la lumiére par les goutellettes de vapeur qui s’étaient déposées délicatement. Ses cheveux, pour une fois, avaient bien voulu se plier à la loi du peigne, et ses yeux étaient réhaussés d’une touche de maquillage, discret mais fort subtil. Mais surtout il fut attiré par ses lèvres mises en valeur par une pointe de rouge. Kaori ne s’aperçut pas que Ryô était sous le charme, et sans pitié, elle lui décocha un bon coup de massue sur le coin de la tête. -« Qu’est-ce que tu regardes comme ça toi !? Espèce de vicieux, tu aurais pu prévenir que tu étais là !! » Et elle se dirigea directement dans sa chambre. Ryô grommela quelque chose qui ressemblait vaguement à un « jamais contente » et lui aussi se décida à aller s’habiller. Il n’aimait pas ces mondanités et encore moins devoir s’affubler d’un costume, mais ils se devaient de se confondre avec la foule. Lorsqu’il sortit lui aussi de sa chambre, il était vétu d’un 2 pièces qui aurait séduit plus d’une femme. Simple, discret, idéal pour ne pas se faire repérer, il n’empeche qu’un Ryô habillé d’une chemise blanche et d’un costume noir, la cravate à moitié serrée, attirait quand même l’œil. Il était bientôt l’heure où Sofia et Itsuma devaient passer les chercher. Il décida de tuer le temps en lisant une de ces revues favorites. Quand, Kaori fit son apparition, et qu’il se décida à lever un œil vers elle, il resta médusé devant le spectacle qui s’offrait à lui. Kaori, non plus en peignoir, avait fini elle aussi de s’habiller, et … et Ryô, déjà excité par toutes ces jolies dames en petite tenue dans son magazine, eut du mal à contenir sa libido. Si elle le voyait ainsi !! -« Ryôôôôô !!!!! Tu ne peux pas trouver un autre moment pour lire tes revues pornos ! Mademoiselle Stone et Itsuma seront là d’une minute à l’autre. Espèce d’obsédé ! Ce n’est pas le moment de bander comme un âne !! » Elle lui arracha le livre de ses mains et s’en servit pour lui assener un bon coup sur la tête, ce qui le fit s’enfoncer dans le fauteuil, de quelques dizaines de centimètres. Il dut faire un effort supreme pour se contrôler, essayant de penser à tout sauf le côté sexy, sensuel, attirant de sa partenaire…et il eut du mal, beaucoup de mal. S’il avait eu le temps, il se serait bien douché une fois de plus, histoire de calmer son imagination débordante. Il se releva avec peine et lança une plaisanterie, histoire de ne pas laisser transparaitre son émotion. Néanmoins, il essaya à sa manière de la complimenter. -« euh… dis donc Kaori, je ne pensais pas que tu pourrais un jour ressembler à ça ! » Kaori se retourna et fronça les sourcils. -« Repetes un peu si tu l’oses ! » Quel crétin ! Il s’était encore mal exprimé. Toutes ces années à devoir trouver une solution pour lui montrer qu’il tenait à elle, par des moyens, certes inefficaces, toutes ces piques qu’ils s’envoyaient régulièrement, étaient devenues si courantes qu’il en oubliait de parler avec sincérité. Pourquoi diable, ne pas de lui dire simplement qu’elle était resplendissante !? Se protégeant pour éviter les foudres de sa partenaire, il essaya de s’expliquer -« Attends Kaori, me frappes pas ! Laisses moi t’expliquer ! Je n’ai pas voulu dire ça ! Tu es magnifique, divine… » Kaori reposa son marteau et, baissant les yeux, fit preuve d’humilité qui toucha Ryô. -« Oh arretes un peu de te moquer hein ! Je sais très bien que ça ne me va pas du tout ! Je ne suis pas à l’aise dans ces vêtements. » Ryô redevint sérieux et lui répondit avec assurance : -« Ne t’inquiètes pas Kaori, Itsuma a beaucoup de chance de t’avoir comme cavalière. » Kaori n’en croya pas ses oreilles, elle releva la tête et le regarda avec curiosité. -« Quoi ? Qu’est-ce que tu viens de dire ? » Ryô se sentit piégé. Une petite goutte de sueur commençait à poindre sur son front. Heureusement pour lui, mais frustrant pour Kaori, quelqu’un frappa à la porte d’entrée. Ryô se précipita pour ouvrir, bien content d’échapper à cette situation. Il fut néanmoins déçu de se retrouver face à Itsuma. Celui-ci le salua poliment et brèvement mais il ne tarissait pas d’éloges sur Kaori. Elle rougit immédiatement devant cette profusion de compliments. Ryô fit la moue et pour ne pas montrer sa jalousie naissante, il se rua sur Sofia, qui elle aussi était ravissante. Ryô sourit en coin lorsqu’il aperçut le coup d’œil furtif de Kaori qui ne présageait rien de bon, la massue ne devait pas etre bien loin. Parfait ! Mais il fut pris à son propre piège, Sofia Stone était une femme entreprenante, et apparement Ryô lui plaisait. -« Ryô, tu permets que je t’appelle Ryô n’est-ce pas ? Après tout, tu es mon cavalier ce soir. Tu es vraiment très élégant. Si j’avais su, je t’aurais proposé une place de choix parmi mes mannequins vedettes. Quelle musculature ! Les hommes comme toi, ça me rend particulièrement toute chose. Je suis bien heureuse que tu m’accompagnes ce soir. » Sofia lui décocha un sourire empreint de promesses, qui n’échappa pas à Kaori qui dut faire un effort extraordinaire pour ne pas céder à la tentation de lui envoyer sa main dans la figure. Elle décida d’ignorer cette tigresse et ce Ryô bavant, mais Sofia ne la laissa pas tranquille : -« Dites moi Kaori, qu’est-ce que vous avez dans les mains ? » Ryô et celle-ci se regardèrent, embarassés. En effet, Kaori avait oublié qu’elle tenait encore la revue érotique, et rougit de plus belle. Elle se perdit en explications, bredouillant, et paniquée, elle le fourra dans son sac. Itsuma ne comprenant pas la raison soudaine pour laquelle Kaori rougissait, décida de les brusquer un peu. -« Kaori, Monsieur Saeba, on y va ? »
Ainsi donc, les jeunes gens prirent la voiture. Ryô insista, et personne ne put l’en dissuader, pour monter dans la mini. Vraiment décalé par rapport à leurs habits et à leur destination, Kaori leur expliqua qu’on ne savait pas ce qui pourrait se passer durant le trajet, et qu’il était préférable d’être le plus discret possible. Ryô fut à ce moment là, très fier d’elle. Leur arrivée choqua le portier mais celui-ci était habitué aux excentricités de ce genre de personnes. Ca doit etre la nouvelle mode chez les friqués !
Le manoir Haru était une vaste propriété dominant l’océan. Des centaines de voitures luxueuses étaient déjà garées, laissant prévoir un regroupement de personnages haut placés. La piéce principale où se déroulaient les festivités, était immense. Ambiance feutrée, il y avait des tables disposées ça et là, un orchestre sur une scène au fond de la salle, des groupes de gens discutaient autour des buffets de mets raffinés. Kaori abasourdie par tant de strass et d’élégance, se mit sur la pointe des pieds pour murmurer à l’oreille de son partenaire : -« Tu as vu ça ? Tout ce beau monde ? C’est incroyable ! » Ryô se raidit à son contact. Celle qu’il essayait toujours de considérer avant tout comme sa coéquipière, le rendait nerveux : elle ne voyait même pas à quel point elle était belle dans cette robe. Plus que beaucoup d’autres dans cette salle. Le contrôle de ses réactions était terriblement difficile à maitriser. Alors si en plus, elle se pressait contre lui, lui parlait doucement à l’oreille, sentant son souflle chaud sur sa nuque….. Avant qu’il renonce à toutes ses belles promesses, il s’écarta d’elle. Néanmoins, il la regarda en souriant et essaya de lui remettre ses quelques méches rebelle à leur place. –« Il ne faut jamais se fier aux apparences Kaori. Regardes, le gros là-bas en complet bleu, avec son cigare, c’est l’un des intermédiaires d’un chef de gang peu recommandable, et celui à qui il parle, je le croises souvent dans l’un des quartiers les plus chauds de Shinjuku. Tout n’est que superficiel ici, ne l’oublies pas. » Puis, voyant, qu’il serait incapable de détacher son regard de ces yeux si innocents, il rajouta : -« Allez viens ! On a du travail. On n’est pas ici pour s’amuser. Fais comme moi, branches ton micro et fais attention. » Kaori mit un instant avant de réagir, et de lui courir après. Elle avait été littéralement hypnotisée par cet instant magique. Il était rare, très rare que Ryô agisse impulsivement, qu’il la regarde ainsi. Son cœur, comme pour immortaliser ce moment, s’était arreté de battre. Puis, revenant à la réalité, elle se dit que l’ambiance générale, cette soirée très chic, y étaient pour beaucoup. Et puis après tout, se dit-elle, ravie de cette conclusion, de temps en temps, lui aussi devait se rendre compte qu’elle n’était plus une enfant… _________________ Vers l'infini et l'au-delà ... |
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Age : 32 Inscrit le : 28 Mai 2007 Messages : 102 Localisation : Loca-Terre
| Sujet: Re: Fanfic City Hunter. Pourquoi ? Lun 25 Juin - 12:48 | |
| Chapitre 17
Sofia aimait se faire voir, c’était indéniable. Pendue au bras de Ryô, elle affichait son plus beau sourire et se pavanait, avec aisance, parmi les hommes. Kaori avait du mal à l’imaginer en tant que femme d’affaires, mais Itsuma lui avait affirmé qu’elle est était redoutable.Ce dernier présenta sa cavalière à de nombreuses personnalités, et bien qu’encore dubitative sur son élégance, elle reçut de nombreux compliments. Parcourant la salle, elle vit au loin Eriko, mais celle-ci ne la remarqua pas. Elle aperçut aussi sa chère sœur et son fiancé, tous deux occupés a interviewé quelques créateurs et autres personnalités. Ryô, quant à lui, n’avait même pas le loisir de courir après les jolies demoiselles présentes, Sofia le tirait toujours par le bras, l’emmenant là où elle le voulait. Ca commençait sérieusement à l’énerver : le manque d’activité, cette hyprocrisie ambiante, et tout ces beaux parleurs qui chantaient des louanges sur Kaori, dans son oreille. -« Sofia. Quand allez-vous signer ce fameux contrat ? » -« Mon cher Ryô, ça ne se passe pas aussi facilement. J’ai plusieurs clients éventuels sur l’affaire. Ils sont d’ailleurs tous là, et la décision se fera au cours de la soirée. » De plus en plus, Ryô se sentait déplacé. Sofia était certes une belle femme, et il aurait pu etre plus que ravi d’etre à ses côtés, mais son côté prétentieux l’agaçait. Il lança un coup d’œil sur l’ensemble de la salle. Oui, c’est sur, il connaissait déjà plusieurs de ces gens. Et bien que certaines d’entre elles ne méritaient pas leur statut social, de part leurs activités douteuses, il ne sentait pas de tension négative. Il s’attarda sur sa Kaori, qui semblait perdue et désorientée. La connaissant, il savait qu’elle était bien plus impatiente que tout cela se termine. Il sourit à cette pensée, il la connaisait mieux qu’elle ne pouvait l’imaginer. Quand elle se retourna vers lui à cet instant, il lui fit un petit clin d’œil complice. Elle lui retourna son sourire. L’orchestre entama une série de musiques, et plusieurs personnes commencèrent à danser. Tous étaient apparement ravis d’être là et profitaient de la soirée. Sofia en profita pour se faire inviter par des clients potentiels. Itsuma invita Kaori. Elle accepta, elle aimait beaucoup danser. Cependant, cela lui rappelait cette fameuse soirée où elle avait voulu s’amuser, en jouant à Cendrillon, son prince charmant en la personne de Ryô. Et ce souvenir l’empêcha de profiter pleinement de cette danse. Son cavalier respecta son silence, à contre coeur. Il aurait bien aimé discuter avec elle, et surtout lui faire part de ses sentiments. Il sentait qu’il devait faire vite pour ne pas la perdre. Lorsque la musique cessa, Sofia demanda à Kaori si elle pouvait prendre sa place. Apparement, elle avait eu une offre avantageuse et voulait en faire part au principal intéréssé. Itsuma s’écarta de Kaori avec regrets Profitant qu’ils ne soient occupés à leur business, Kaori en profita pour s’éclipser et rejoigna Ryô, tranquillement adossé à un pilier. Il buvait nonchalament un verre de champagne, mais son regard restait fixé sur sa cliente. -« Oh Ryô ! Si tu savais comme j’en ai marre d’être là ! Ces soirées, ce n’est vraiment pas pour moi. Je peux te prendre un peu de champagne s’il te plait ? » Ryô lui tendit son verre, amusé par la réaction de sa partenaire. Il se sentait d’humeur espiègle ce soir avec elle, mais surtout il voulait lui faire comprendre qu’après cette soirée, si elle le désirait toujours, leur vie changerait. -« Au fait Kaori ! Si je me souviens bien, on s’était promis une douche au champagne, il y a quelques temps. » Elle faillit s’étouffer. Elle leva ses yeux vers lui, et inclina la tête, étonnée mais surtout méfiante. Ryô, la regarda des pieds à la tête, la déshabillant du regard. Elle rougit instantanément, ce qui fit sourire Ryô. -« Tu as l’air d’une petite fille prise en flagrant délit » Piquée au vif, comme toujours par ses remarques, elle haussa les épaules et lui répondit : -« Certaines personnes pensent au contraire que je ne suis plus une petite fille ! Je suis une femme et je vais te le prouver ! » La voir repartir déterminée, mais surtout véxée par ses dires, Ryô ne put s’empêcher de rire sous cape. Surtout que, grace à son oreillette, il l’entendait marmonner. D’ailleurs, il était soulagé qu’elle reparte, certains mots s’étaient échappés sans le moindre contrôle de sa part. Mais il se se sentait bien, et fier de lui. Il perdit de son assurance quand il vit Itsuma s’approcher de Kaori, un peu trop impatient à son gout. -« Kaori, est-ce que je peux te parler, s’il te plait ? » -« Je ne sais pas si c’est le bon moment Itsuma, on ne sait pas ce qu’il …. » -« C’est que, je ne sais pas si j’aurais le courage de t’en parler un autre jour. » -« Kaori. Il attendra, ce n’est pas le moment de jouer au joli cœur » Ryô, d’un ton sec, lui faisait comprendre, que leur travail était de les protéger et de garder l’œil. Elle leva la tête vivement, avec pour reflexe de lui répondre, mais elle se rappela qu’elle seule pouvait l’entendre. Cependant Itsuma avait vraiment l’air ennuyé, et Kaori n’eut pas le cœur de refuser de l’écouter. -« Tu n’as pas l’air bien. On ne sait pas ce qui peut se passer, alors si tu fais vite…. » Elle entendit Ryô soupirer d’agacement. Itsuma, soulagé, la prit par la main et l’emmena dans un coin où personne ne se trouvait, près des immenses escaliers, menant au 1er étage. Ryô aurait voulu les suivre du regard mais il se devait de surveiller Sofia. Il trépignait de rage.
-« Qu’y-a-t-il Itsuma ? » -« Kaori. Je ne te l’ai pas dit tout de suite, mais je repars après demain. » -« Ohhh…. Et où vas –tu ? » -« En France. Sofia trouvera surement un preneur ce soir, je ne me fais aucun souci là dessus. Je vais pouvoir rejouer. » -« C’est formidable Itsuma ! Et qu’est-ce que tu … » -« Viens avec moi ! » Kaori, ouvrit de grands yeux. Elle n’avait certainement pas bien entendu. -« Kaori ? » -« … » -« Je sais que ce n’est pas très romantique comme demande mais … » Romantique ? Demande ? Est-ce que ce minable avait l’intention de ….. Ryô failli lacher son verre de surprise. -« Epouses moi Kaori » Kaori recula de quelques pas, trop abasourdie par cette proposition soudaine. Itsuma lui laissa le temps de remettre de l’ordre dans ses idées. Elle reprit rapidement ses esprits. Itsuma la demandait en mariage !! Elle ? Elle ferma les yeux et malgré les images de ses amies lui rappelant qu’elle devait penser, avant tout, à son bonheur, elle ne pensa qu’à Ryô. Ryô qui devait en ce moment même être témoin de cette scène, qui avait tout entendu. Que pensait-il ? Pourquoi ne disait-il rien ? Mais Ryô restait silencieux. Le malheureux était trop occupé à se poser milles et une question sur son avenir sans elle. Il fit un suprême effort pour ne pas intervenir. Kaori devait choisir son destin, seule. Il ne se pardonnerait jamais de lui avoir enlever sa seule chance de vivre une vie normale, et qui plus est avec un homme respecté comme Itsuma. -« Kaori, je sais qu’on ne se connaît pas beaucoup, je sais que tu ne m’aimes pas autant que moi. Oui, je le sais. Mais je veux faire ton bonheur. Tu seras à l’abri du besoin, et tu pourras toujours compter sur moi. J’aimerais pour deux. » -« … » Itsuma eut un pale sourire. Il avait fait preuve de sincérité, jamais il n’avait eu des sentiments aussi forts pour une femme. Il comprenait son silence. -« Je suis désolée de te mettre dans l’embarras Kaori. Je devais te le dire. Je ne te demande pas d’y répondre tout de suite, juste d’y réfléchir. » Kaori ouvrit la bouche pour la refermer de suite, les mots ne sortaient pas, coincés dans sa gorge. Elle était sous le choc. Elle était à milles lieux de penser que ce soir, on la demanderait en mariage. De plus, elle était tellement dans la confusion totale, qu’elle n’arrivait pas à se resaisir.
-« Ryôôôôôô-chan !!!! » La voix de Sofia la fit presque sursauter. Ryô aussi était équipé de ce système et elle aussi pouvait entendre ce qui se passait autour de lui. -« Ryô-chan, je suis contente de te trouver. J’ai trouvé un acheteur. Nous venons juste de signer le contrat. Je ne risque plus rien, on va pouvoir profiter de cette soirée tous les deux, en tête à tête, et plus si tu le désires. » Dans toutes autres circonstances, Ryô aurait perdu tous ces moyens, mais pas cette fois-ci. Plus personne n’eut le temps de continuer leur conversation respective. Un cri. Un coup de feu retentit à l’étage supérieur. _________________ Vers l'infini et l'au-delà ... |
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| Sujet: Re: Fanfic City Hunter. Pourquoi ? Lun 25 Juin - 12:49 | |
| Chapitre 18
Kaori fut la première à monter les marches quatre à quatre, de par sa position favorable. Ryô, se précipita à sa suite, mais il fut retenu par une Sofia désireuse d’approfondir leur relations et de ne pas rester seule dans cette situation. -« Désolée Sofia, mais le devoir m’appelle » Sofia terrorisée s’accrochait à lui, il se dégagea comme il put et se retrouva derrière Itsuma, qui lui aussi avait suivi Kaori mais le dépassa aisément.
-« Kaoriiiiii !!! Ryôôôôôô !!! Setsukooooo!!! Au sec… ! » Kaori stoppa net, c’était la voix de Sayuri. Elle reprit donc sa course de plus belle. Sa sœur ! Celle-ci, arrivée la première sur les lieux, remarque une porte ouverte. Lorqu’il y passa la tête par l’entrebaillement, dégainant son arme de son sac, elle ne vit qu’un homme étendu au sol, mort. Une balle dans la tête, aucune chance de survie. Elle hurla qu’on appelle la police et ne se contentant pas d’attendre là, elle prit la direction du deuxième étage. Il lui semblait avoir entendu des pas dans cette direction. Inconsciente du danger, brave et courageuse, elle ne pensait qu’à sauver sa sœur et ce pauvre homme à qui il fallait rendre justice.
Ryô l’entendit, et fit le plus vite qu’il put .Il s’arreta au premier étage, et se concentra, il ne ressentait aucune animosité, le criminel avait du fuir tout de suite après. Itsuma, n’ayant pas vu que Ryô s’était arreté soudainement, lui rentra dedans violament. -« Qu’est-ce que vous faites ici. Redescendez tout de suite. » -« Non ! Kaori est en danger ! » -« Et vous la mettez encore plus en danger si vous restez dans mes pattes. Dégagez » Le regard dur et perçant dissuada Itsuma de répliquer et Ryô continua sa course, empruntant le même chemin que Kaori. « Ce crétin m’a fait perdre un temps précieux ! » -« Kaori ? Tu m’entends ? Reviens ici, c’est dangereux. » Mais elle avait aperçu une silhouette et ne voulait pas que l’assassin s’échappe, pas avec sa sœur. -« Je le vois….ils ….ils se dirigent vers le toit. » Kaori les poursuivit et se retrouva sur le toit. Le vent fouettait le tissu de sa robe contre ses jambes mais elle était déterminée à ne pas le laisser partir. Cet homme, arme au poing, Sayuri prise en otage, un bras autour de son cou, ricana. Un bruit sourd mais continu emporta son rire. Il continuait de courir vers les bords du toit. -« Ne bougez plus, Kaori le menaça avec son revolver, vous ne pouvez plus… » Le bruit se rapprochait, violent, assourdissant, et elle reconnut le bruit caractéristique d’un hélicopter. Elle vit l’homme aggriper une échelle et entrainer Sayuri avec lui. N’écoutant que son désir de sauver sa soeur, Kaori les suivit et s’accrocha elle aussi à l’échelle.
Quand Ryô arriva sur le toit, les quelques secondes de retard qu’il avait, pésa lourd dans son cœur. Impuissant, il vit Kaori le regarder une dernière fois avant que les ténèbres de la nuit ne l’engloutissent. -« KAORIIIIIII !!!!!! » Itsuma lui rentra dedans pour la deuxième fois. Ryô se retourna, toute sa colère se reflétait dans son regard. Il prit ce dernier par le col et le souleva avec facilité. -« Toi ! A cause de toi, je n’ai pas pu… » Itsuma fut térrifié par ces yeux. Les yeux d’un fauve, ivre de rage et prêt à le tuer s’il le fallait. Ryô le lacha aussi vite qu’il l’avait attrapé, le laissant tomber rudement sur le sol, et partit en sens inverse, prendre sa voiture et essayer de suivre l’hélicopter.
Ryô dégringola les escaliers, renversant sur son passage deux hommes hébétés par la tournure inattendue de cette soirée. Il déboula dehors en trombe. Tournant la tête à droite et à gauche, sa colère s’amplifia encore plus, quand il ne trouva pas sa voiture ! Un crissement de pneu, lui fit tourner la tête. Falcon conduisant sa jeep, dérapa sur le gravier à l’entrée de manoir. Ryô sauta dans le véhicule, poussant Mick, lui aussi présent. -« Tu en as mis du temps à rappliquer Falcon ! » -« Je surveillais les alentours quand j’ai entendu l’hélico. Si j’ai mis du temps à venir c’est à cause de ce bellâtre qui essayait de draguer une serveuse » Mick se sentant visé se défendit, mais Ryô leur coupa la parole : -« Depêches toi, Kaori est à bord et ils ont aussi Sayuri » -« Quoi ??» Falcon appuya de plus belle sur l’accélérateur. Mick se sentait un peu coupable, mais jamais il n’aurait pensé que Kaori fut plus rapide que Ryô en de telles circonstances. -« Tu sais où il se dirigeait ? » -« Vers le nord, c’est tout ce que je sais. Kaori a un émetteur recepteur, j’espère qu’elle pourra nous communiquer la destination. Pour l’instant je n’ai que des grésillements. » Le ton de sa voix mourut. Il était fou d’inquiètude. S’ils avaient affaire avec le Caméléon, Kaori mettait vraiment sa vie en danger. Le silence pesa lourdement sur les 3 hommes. Au bout d’une demi-douzaine de kilomètres, Mick ordonna à Falcon de s’arreter. -« Qu’est-ce que tu racontes comme conneries ? Il faut chercher Kaori ! » -« Justement ! On ne sait pas où ils sont allés. Si on part dans la mauvaise direction, on mettra beaucoup plus de temps à la rejoindre quand elle nous contactera. » Il avait raison. Falcon et Ryô approuva, et Umibozu se gara sur le bas côté de la chaussée.
***
Kaori, toujours accrochée à l’échelle n’osait pas bouger. Le vent la cinglait, et le bruit du vent, la vitesse, l’empechait d’entendre Ryô. Dans ces mêmes conditions, elle était certaine qu’il ne l’entendait pas non plus. Son sac la fouettait, et elle ne pouvat pas libérer ses bras, trop concentrée à se retenir comme elle pouvait, pour ne pas tomber. Elle ne savait pas où cet appareil la menait, tout ce dont elle était sure c’est qu’elle pouvait prendre contact avec Ryô. Et malgré le fait qu’elle était totalement effrayée, cette pensée lui redonnait courage.
Dans l’hélicopter, ils étaient trois. Sayuri, assomée, était dans un coin. Le pilote se pliait aux ordres du troisième protagoniste. Celui-ci exultait. Mission réussie. Le geneur ne parlerait plus, et en bonus, il apportait cette journaliste dont son patron lui avait parlé. Il allait recevoir une récompense pour ça, il en était sur, et son sourire carnassier illumina son visage. Un visage, tout à fait commun, et qui ne donnerait à personne l’idée qu’il s’agissait d’un homme très dangereux. Un visage, dont seuls les yeux laissait transparaitre un manque totale de scrupules et de pitié. Un visage, sans traits particuliers, qu’il pouvait changer à volonté. Le Caméléon éclata de rire. Il avait aperçu le Grand City hunter, et encore une fois, il l’avait humilié et si tout se passait comme il l’avait prévu, ce serait la dernière fois qu’il le verrait en vie. -« Patron ! La fille qu’est-ce qu’on en fait ? On remonte l’échelle ? » -« Non, laisse la se débrouiller, et si on la retrouve en un seul morceau en arrivant, elle pourra toujours nous servir d’otage » Et pendant une bonne demi-heure, Kaori dut lutter pour ne pas chuter dans le vide. La nuit recouvrait le paysage, loin d’être rassurante, elle savait que ça lui serait fatal si elle lâchait prise. Elle pensa à Ryô et attendit.
Lorque l’hélicopter se maintint en position d’atterrisage, elle sentit qu’on tirait l’échelle vers le haut. -« Alors Mademoiselle, on joue les funambules ? » Le Caméléon éclata de rire. Il attrapa Kaori, et non sans l’empêcher qu’elle le morde, il la bloqua aisément. Kaori se débattit, mais plus elle faisait ce qu’elle pouvait pour se libérer, plus l’étreinte se resserait. Si elle voulait garder des forces, il fallait se calmer. L’homme la confia à l’un des gardes. Elle décida alors de se défendre en criant, et elle ne macha pas ses mots. -« Lachez moi, grosses brutes ! Salauds ! Espèce de … » -« Faites la taire cette folle ! » Elle ressentit un choc derrière sa tête, et finalement les ténèbres la happèrent.
***
L’attente leur sembla durer une éternité, et ce fut pour Ryô une torture de rester dans l’ignorance. Mais ce ne furent que quelques minutes qui passèrent. Soudain, il sursauta. Il entendait de nouveau très bien dans l’oreillette. Il fit signe à ces accolytes de ne pas parler. Si Kaori les entendait, les gardes risquaient de se douter qu’elle portait un micro quelconque. Ce qui ne l’empêcha pas de les regarder lorsqu’il reconnut la voix du Caméléon. Il leur fit un signe de la tête et Falcon et Mick comprirent. Puis Kaori cria et plus rien. Il écouta la suite des événements, priant intérieurement qu’elle était seulement évanouie. Il ne put retenir un soupir de soulagement, quand l’un des gardes, sur les ordres de leur chef, l’emmena pour l’enfermer dans la cabane. La cabane ? Il regarda ses deux amis avec surprise, mais ceux-ci, incapables d’entendre le moindre mot, le fixèrent sans lui donner la réponse qu’il posait indirectement. Ryô attendit d’entendre une porte s’ouvrir puis se refermer, non sans distinguer le garde lancer une remarque à un de ses collègues sur le fait que Kaori était aussi bien roulée que ça. -« Toi, tu me le payeras ! » Etonnés d’entendre Ryô parler tout seul, Mick et Falcon le pressèrent pour qu’il leur raconte tout ce qu’il avait entendu. -« Nous avons bien affaire au Caméléon, et apparement il bosse pour quelqu’un. Il a dit que sa mission avait été un succès, et qu’en plus il rapportait un otage. Kaori est vivante mais elle est inconsciente. Ils l’ont enfermée dans une cabane. Une cabane ? Vous avez une idée ? » -« Pas la moindre. Il se peut très bien que ce soit une cabane de jardin, de gardien…. » Falcon essaya de réfléchir mais il y avait tellement de possibilités. -« Kaori est toute seule maintenant, ajouta Mick, tu pourrais peut être essayer de la réveiller. » -«C’est ce que j’allais faire. Kaori ? Kaori ? Allez réveilles toi maintenant ! KAORI ! »
Kaori, entendant la voix de Ryô au loin, émergea doucement. Elle reprit ses esprits. Sa robe n’était que légèrement déchirée par endroits et, par chance, elle avait encore ses chaussures, mais elle avait froid. -« KAORI ??? » -« Oui ! Oui, ça va, pas la peine de crier comme ça, je t’entends !! » Ryô, d’abord étonné sourit, et fit un signe de la main pour annoncer à Falcon et Mick, qu’elle s’était reveillée. -« Kaori ! Où es-tu ? » Elle tourna la tête et observa les alentours. -« Aucune idée et toi ? » Ryô failli tomber à la renverse, devant l’air vraiment surpris des deux autres nettoyeurs. -« C’est pas le moment de jouer aux devinettes ! Et qu’est-ce qu’il t’a pris de vouloir jouer les héroines ? Tu sais que c’est dangereux et tu t’es jeté dedans la tête la première » -« Tu crois que je ne le sais pas. Tu pourrais au moins attendre que je me sorte de là avant de m’engueuler. Je sais que je ne suis pas la partenaire idéale, mais …mais … » Kaori se sentit désemparée et Ryô culpabilisa aussitôt. Il fallait qu’il la soutienne, c’est tout ce qu’il pouvait faire pour l’instant. Il oublia qu’on l’écoutait, et essaya de la rassurer, comme elle le faisait à chaque fois que c’était lui qui était en danger. -« Excuses moi Kaori. Je me suis inquiété et je me suis emporté. Tu es MA partenaire, et je ne te laisserais jamais tomber. Falcon et mick sont avec moi. Regardes autour de toi, et dis nous ce que tu vois. On fera le plus vite possible pour te sortir de là. » Rassurée par ses paroles réconfortantes, Kaori se mis debout et inspecta les lieux. -« Je suis dans une sorte de petite cabane. Mais elle n’a pas de fenetres et le seul mobilier c’est un lit…enfin, une planche et un drap plutôt. » Elle se dirigea vers la porte collant son oreille pour écouter l’extérieur. -« J’entends un garde discuter mais personne ne lui répond distinctement, il doit parler par radios. Apparament il est tout seul. Ils n’ont pas pris mon sac. Par contre j’ai perdu mon arme. Mais ….. Hé hé hé, ils n’ont pas pris la peine de fouiller mon sac » -« Tu avais pris quoi avec toi ?» -« J’ai 2 grenades, 1 vaporisateur de gaz lacrymogènes, une massue et … oups » -« Une massue ? Comment diable ? » -« On sait jamais avec toi ! » Une libellule passa au dessus de la tête de Ryô. Même dans ces moments là … -« Tu as vu de quoi ça avait l’air dehors ? » -« Non, désolée. Ryô … Ils …ils ont Sayuri. » -« Je sais mais ne t’inquiètes pas, on arrive. Attends deux secondes, je vais expliquer ce qu’il en est. » Ryô se tourna vers deux hommes qui commençaient à s’impatienter d’être dans l’ignorance et leur raconta ce que Kaori lui avait appris. -« Ryô ! J’ai une idée ! Je vais sortir de là, ne bouges pas.» -« Kaori ? Kaori ! Qu’est-ce que tu… » Mais elle ne répondit pas, trop occupée à mettre son plan à éxécution. _________________ Vers l'infini et l'au-delà ... |
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| Sujet: Re: Fanfic City Hunter. Pourquoi ? Lun 25 Juin - 12:49 | |
| Chapitre 19
En fouillant dans son sac, Kaori avait trouvé la revue porno et elle décida de s’en servir. Ces hommes pensait surement qu’elle n’était qu’une écervelée, et n’avaient même pas pris la peine de fouiller son sac. Vivant depuis un grand nombre d’années avec Ryô, elle savait que les hommes étaient attirés par les belles femmes. Ce garde ne ferait certainement pas exception. C’était dangereux, elle le savait mais c’était le seul moyen. Et au désespoir de Ryô qui n’arrivait pas à la convaincre de rester tranquille, elle tapa à la porte, hélant le garde. Ryô se tut, de peur de compromettre son plan. Celui-ci, étonné, fit coulisser une petite trappe pour la regarder avec méfiance. Une vraie prison ici, pensa-t-elle. Elle prit son air de jeune femme bléssée et lui demanda, s’il lui était possible de se rendre dans un endroit discret pour une envie pressante. Le garde fronça les sourcils mais sortant son arme, il ouvrit quand même la porte. Kaori le remercia et sortit sans animosité. Passant à côté de lui, elle fit semblant de trébucher et perdit une de ses chaussures. Il la traita de maladroite, mais apprécia quand même la vue qu’elle offrait dans cette jolie robe. Voulant remettre sa chaussure, elle demanda au garde : -« Vous ne pourriez pas me tenir ça deux petites secondes s’il-vous-plait » Le garde s’appreta à lui refuser catégoriquement, mais quand il vit le magazine, ouvert en pleine page centrale, il se désintéréssa de Kaori pendant une seconde. Une seconde, où elle profita pour lui vaporiser les yeux avec le gaz lacrymogène. Le garde hurla, mais Kaori le fit taire d’un violent coup de massue sur la tête. -« Tiens ça t’apprendra à enfermer les dames » Elle le tira dans la pièce où elle était enfermée quelques minutes auparavant, et non sans peine, elle le hissa sur le lit, face contre le mur. Elle le couvrit du drap et le fouilla. Elle trouva une arme, et entreprit de déchirer sa robe, pour constituer une bande de tissus qui lui servit de baillons et de liens. Elle récupéra les clefs et l’enferma à sa place. S’assurant que personne ne rappliquait, elle put appeler Ryô. -« Ryô ? Tu es là ? J’ai réussi à neutraliser le garde » Elle lui raconta ce qu’elle avait fait et conclut qu’elle n’avait jamais pensé à utiliser ses revues érotiques à ces fins là. Le ton malicieux qu’elle employait dérida Ryô qui se mit à plaisanter aussi. Falcon et Mick comprirent comment Kaori s’y était prise, et autant surpris que fiers d’elle, ils assurèrent, au grand dam de Ryô, que cette histoire ferait le tour de Tokyo.
Kaori jetta un coup d’œil au dehors. Des gardes en uniforme, appartenant sans soute à une milice quelconque, faisaient leur ronde, bien armés. Heureusement pour elle, il n’y avait pas de chiens. Elle nota que la cabane était à la lisière d’un petit bois. Sur sa gauche, l’hélicopter était posé dans le jardin. Sur sa droite, elle distinguait une grande demeure. Lorsqu’elle prit cette direction, elle vit un chemin qui s’enfonçait sous une arcade d’arbres, tous aussi droit les uns par rapport aux autres. La maison devait appartenir à un riche bonhomme. Kaori ne se laissa pas impréssionnée. Riche ou pas, ils avaient enlevés sa sœur et tuer un homme. Elle compta environ une vingtaine d’homme grouillant dans le parc entourant la maison, sans compter ceux qui devait se trouver dans la maison, et ceux qu’elle ne voyait pas. Elle fit son rapport à Ryô. Mais les indices étaient bien maigres pour repérer la maison. Tendant l’oreille, elle lui fit part d’une remarque intéréssante. La nuit était silencieuse, ce qui prouvait que la maison était assez isolée. De plus, malgré les discussions ça et là, elle pouvait entendre distinctement le bruit des vagues. Ryô et ses amis décidérent de reprendre la route, suivant la côte de près. Mick se rappela d’une demeure assez proche. Il avait vérifié un renseignement pour Reika, au sujet d’une enquète sur un trafic d’armes, ça n’avait rien donné à l’époque, mais cette maison restait un lieu privé assez mystérieux. Il n’avait pas le temps de se poser des questions, et ils se mirent en route. Ryô pria Kaori de se trouver un endroit pour se cacher et attendre leur arrivée. Mais l’inactivité n’était pas son truc. Et même si elle était morte de peur, il fallait qu’elle les aide à se frayer un chemin jusqu’à Sayuri. Ils n’avaient certes pas besoin d’elle. Falcon avait pris son lance-roquette favori, et que ce soit lui ou les deux autres nettoyeurs, leur réputation n’était plus à faire. Quand elle esssaya de repérer un endroit sur, elle se dit qu’elle pourrait installer un ou deux pièges à l’intention de ses petits copains. Elle décida d’en poser un sur le chemin de l’entrée. Elle savait que Ryô et les autres ne passeraient pas par là. Se cachant dans un buisson, elle attendit que les gardes lui tournent le dos. Elle posa ses deux grenades en suspension, la goupille prete à sauter si l’un des gardes venait à poser le pied sur le fil de nylon qui parcourait le chemin. Elle traversa rapidement le chemin, essayant de ne pas préter attention à son cœur qui battait à tout rompre. Puis, elle fixa l’autre extrémité du fil. Elle sourit sadiquement, en pensant que les gardes feraient mieux de se prendre une petite pause. Puis elle s’abrita derrière un arbre, agenouillée dans l’herbe. L’humidité de la rosée environnante des sous-bois s’impregnait dans sa chair. Quelques branches se prirent dans sa robe et la déchirait un peu plus. Eriko allait etre furieuse de voir comment Kaori traitait sa collection.
Une petite branche cassa sous ses pieds, et Kaori s’arrêta de respirer un instant. Attentive aux moindres mouvements près d’elle, elle soupira de voir que personne ne l’avait entendu et rampa sous un bosquet. Elle s’enfonça un peu plus et voyant que les futaies entouraient la maison, elle décida de s’approcher un peu plus. Elle fit le tour, prenant bien toutes les précautions pour se déplacer sans bruit. Ce qui n’était pas facile, vue que la nuit couvrait une grande partie son champ de vision. Deux gardes passèrent près d’elle. Elle se figea, et commença à désespérer, quand ceux-ci s’arrètèrent à quelques pas d’elle. En alerte, ils regardèrent avec précaution les alentours. L’un d’eux s’avança vers Kaori. Allongée, elle pouvait distinguer précisément son uniforme. Elle leva ses yeux vers lui, et remarqua qu’une cicatrice parcourait sa joue droite. Mon dieu qu’il était prêt ! -« Hey ! John ! Tu veux une cigarette ? » Le John en question, ou celui à la balafre, ne se retourna pas tout de suite. Il sentait une présence mais il n’arrivait pas à la cerner. -« Alors, tu viens ! Arrêtes d’etre parano, j’ai rien entendu, il n’y a personne. Et penses-tu vraiment qu’avec le système de sécurité mis en place, quelqu’un puisse s’infiltrer ici ? » -« On est jamais trop prudent ! » -« Si vraiment il y a quelqu’un d’assez fou pour débarquer ici, il se fera prendre par les gardes embusqués à l’entrée. Et c’est le seul endroit où on peut entrer. » John, réfléchit un instant, puis se redressa. -« Oui, tu as raison. Une petite clope me fera du bien. Je ne sais pas pourquoi, j’ai un mauvais pressentiment. » -« Arf ! Faudrait penser à déstresser ! Sinon, tu mourras jeune, hé hé hé » -« P’tit con ! Allez, donnes moi une cigarette »
Les deux gardes s’éloignèrent pour continuer leur ronde, laissant une Kaori songeuse. De quoi parlaient-ils ? Des gardes dissimulés à l’entrée ? Il fallait absolument qu’elle prévienne Ryô. Mais celui-ci avait tout entendu. Mick confirma que leur direction était la bonne. En effet, cette maison était entouré de grands murs imposants, cachés par les arbres : une sorte de forteresse privée, au bord d’une falaise impressionnante. -« Ryô ? » -« Oui, j’ai entendu. Ne fais pas de bruits, et restes où tu es !!! » -« Ryô. » -« Ne parles pas, tu risques de te faire reperer » -« Je dois te prévenir ! J’ai posé un piège sur le chemin de l’entrée. » Ryô réfléchit vite. Il n’y avait qu’un seul moyen donc : passer par l’un des murs. -« Ok ! Pas mal joué Kaori, s’il y a vraiment des gardes postés à l’entrée, ils ne nous gêneront pas si on passe par derrière. Falcon ! Tu es prêt à faire joujou avec ton bazooka ? » -« Je vais te montrer ce que j’appelle « entrer par la grande porte » »
Et pendant que les trois nettoyeurs s’approchaient, Kaori se réfugia à l’abri d’un épais buisson, à la lisière du petit bois. Elle était assez près de la porte d’entrée, en face de la piscine, dont les eaux reflétaient le croissant de Lune. _________________ Vers l'infini et l'au-delà ... |
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| Sujet: Re: Fanfic City Hunter. Pourquoi ? Lun 25 Juin - 12:49 | |
| Chapitre 20
Elle n’attendit qu’une vingtaine de minutes mais cela lui paru des heures. Elle s’inquiètait pour Ryô et les autres. Et sa sœur ! Pourquoi le Caméléon avait dit qu’elle était concernée par cette histoire. Car cet homme était bien celui dont leur avait parlé Ryô. D’après ce qu’elle savait et ce qu’elle avait entendu, il était clair qu’il travaillait pour ce kalistanais. Et ils avaient pris Sayuri parce qu’elle avait enquétée sur leurs petites affaires. Mais comment savait-il qu’elle était là ? Simple coïncidence ? Que voulaient-ils vraiment ? Lorsqu’elle entendit une énorme explosion, elle sut qu’elle n’attendrait plus très longtemsp pour répondre à ces questions.
-« Prends le volant ! » Falcon laissa le contrôle de la voiture à Mick, qui dut se plier en quatre pour conduire correctement. Armant son lance-roquette, il n’eut besoin que de charger une fois pour percer le mur. Mick freina, et tout trois sautèrent au dehors, se faufilant dans la brèche et se poster à des endroits stratégiques. Ils devaient libérer Sayuri avant tout, Kaori étant hors de danger pour l’instant. Falcon leur annonça qu’il ferait un peu de ménage pendant que Ryô et Mick continuaient droits vers la maison.
Les gardes affluaient de partout, surpris de cette situation inhabituelle et non prévue. Trois hommes avaient pénétrès dans le domaine, très bien équipés, surement des spécialistes.Mais en tant qu’armée professionnelle, ils ne mirent pas longtemps pour rassembler leur force et s’organiser. Les coups de feu retentirent de partout. Falcon préférait la manière forte et son fusil automatique remplaça son bazooka, qui avait déjà fait pas mal de dégat. Il se frayait un chemin lentement mais surement dans les fourrés. Il atteignit le petit parc devant la maison, et vit une troupe armée jusqu’aux dents courir vers lui sur le chemin. Quand il entendit deux explosions mélées à des cris, il remerciat Kaori d’avoir posé un piège à cet endroit. Simple mais efficace.
Mick et Ryô, après s’être débarrassé des géneurs, se cachèrent derrière un arbre, le temps de recharger. -« Ryô ! Je ne peux plus manier mon arme comme avant. Laisse moi monter délivrer Sayuri, couvres moi et va chercher Kaori. » -« C’est trop dangereux Mick » -« Je crois que c’est plutôt moi qui m’en sors pas trop mal. Tu auras le plus gros travail à faire. » Ryô regarda son ami, et hocha la tête en signe de consentement -« A tout de suite. » Ryô après un coup d’œil, se jeta hors de sa cachette et courut vers la porte principale. Mick de son côté, grimpa sur un pilier afin de rejoindre le deuxième étage, où était surement enfermée la sœur de Kaori. Quelques balles l’effleurèrent et se fichèrent dans le mur, mais Ryô neutralisa les gardes qui mitraillaient l’américain. Mick put atteindre une petite corniche et observa à travers les fenêtres pour repérer Sayuri. Lorsqu’il la vit, il attendit que l’homme qui la surveillait se précipite aider son bataillon à l’extérieur de la pièce, non sans refermer à clefs derrière lui. Mick, frappa un grand coup dans la vitre qui explosa en milles éclats. -« Sayuri ! » -« Mick !? » -« Allez venez. Pas la peine de trainer par ici. » Il la libéra de ses liens et l’ammena vers la fenêtre. Ils devaient reprendre le même chemin et se cacher dans les bois en attendant Falcon et Ryô. Il remarqua que Sayuri était morte de peur, mais à aucun moment elle ne se plaignit, le courage coulait dans les veines de la famille. Sayuri et Kaori en était les dignes représentantes. Quand il mit le pied à terre, il la prit par la main et ils coururent jusqu’à l’orée de bois. Mick assoma un malheureux soldat d’un coup de crosse, et il emmena Sayuri loin des tumultes de cette bataille. Lorsqu’ils atteignirent la jeep, criblée de balles, ils se cachèrent non loin de là. Sayuri vacilla et manqua de s’évanouir. Mick reprit la jeep, encore en état de marche, et il la conduisit jusqu’à l’entrée du domaine. Il s’en voulait de ne pas pouvoir aider ses amis comme il aurait pu le faire avant son accident, avant que ses mains ne soient réduites à ce qu’elles fussent devenues mais il se devait de faire le maximum.
Ryô atteignit avec facilité la porte d’entrée, éliminant les uns après les autres ses assaillants. Quand Kaori le discerna, au milieu des détonations et des cris, elle soupira, mais son cœur se serra d’autant plus. Il avait affaire à une dizaine d’hommes qui surgissaient de toute part. Ryô s’en débarrassa facilement. Un homme déboucha derrière lui, du sang dégoulinait de son bras droit mais il tenait encore fermement un poignard dans celle de gauche. -« Ryô derrière toi ! » hurla Kaori Son cri se perdit dans la cacophonie, mais doté de son oreillette, Ryô l’entendit très clairement et se tournant rapidement il fit face à ce dernier agresseur. D’un coup de pied, il le désarma. La lame vola et se ficha dans la terre molle et humide. Kaori reconnut le garde qu’elle avait vu tout à l’heure. John fit une roulade afin de reprendre son couteau mais il fut arrété net par le canon d’un magnum pointé droit sur son front. Cela ne l’impressiona pas, et tentant tout de même de frapper Ryô, celui-ci lui décocha un uppercut dans l’estomac qui le fit se plier en deux. La porte d’entrée s’ouvrit subitement, laissant passer quatre gardes entourant deux hommes. Le Caméléon était droit et fier, l’autre plus trapu et plus gros portait un attaché-case. Il n’avait pas l’air rassuré du tout, et hurlait à son armée personnelle de tuer les intrus. Mais personne ne lui répondit. Falcon arriva nonchalament. -« T’as pas encore fini ? Je me suis débarassé de plus d’une vingtaine d’hommes et toi tu fais encore mumuse. » -« Tu arrives juste à temps Falcon, regardes qui est invité à notre petite sauterie. » Bien qu’aveugle, Umibozu sentait la présence du Caméléon. Il sourit, enfin l’heure des explications sonnait.
Les quatre gardes, sur ordre de leur chef, sautèrent sur Ryô, mais c’était sans compter sur sa vitesse et ils se retrouvèrent bien vite le nez face contre terre. Falcon s’avança encore un peu plus, et se posta à côté d’un Ryô aussi déterminé que lui. Le Caméléon ricana : -« Tiens, tiens, tiens, City Hunter et le grand Ijuin en personne. Ca faisait longtemps. Ca va les gars ? » Falcon n’apprécia pas du tout la plaisanterie, il arma son arme et le pointa sur leur ennemi. -« Tu as raison de rire une dernière fois. » Le Caméléon dégaina aussi son arme. Il tira.
Varkovic, penaud, essaya de se faire le plus discret possible. Il profita de la débandade de ses gardes du corps et de la confrontation finale entre les 3 anciens guérilleros, et couru sur la pointe des pieds. Il espérait atteindre l ‘hélicopter sans que personne ne le remarques et commença par longer la maison en passant devant la piscine. Kaori, dans sa cachette le repéra facilement. Mue par son seul désir de l’appréhender, elle s’élanca hors des fourrés. -« Héla toi ! Où tu comptes aller comme ça ? » Elle plongea les pieds en avant, et d’un tacle, elle le fit tomber. Ils chutèrent tous les deux dans la piscine. Prenant appui sur le fond, Kaori sortit la tête de l’eau et inspira une grande bouffée d’air. L’homme du gouvernement kalistanais, mit un peu plus de temps à émerger. Son poids et celui de sa valise l’emportaient sur son agilité. Mais plus puissant, il arriva quand même à entrainer Kaori au fond de l’eau.
PAN ! Trois coups de feu furent tirés dans le même élan. Ryô plongea sur le côté, et fit une roulade. Se remettant en équilibre, il ne perdait jamais en vue l’homme en face de lui. Falcon s’élança en avant et se fixa ventre à terre. Tous deux observèrent quelques secondes leur ennemi mortel. Celui-ci sur les genoux, avait le regard vitreux. Fixant un objet imaginaire, il tomba lourdement sur le sol. Une tache de sang s’aggrandissait de plus en plus sous lui. Falcon et Ryô se relevèrent et se regardèrent étonnés, c’était bien trop facile. -« Ben….c’est tout ? Déjà ? » -« Ses talents de trahison devait largement compenser son incapacité au combat. J’aurais au moins aimé me donner à fond pour ce combat. C’est pas drôle. » -« Une balle a suffit. » -« Oui, je l’ai bien eu ce fumier. » -« Tu plaisantes, c’est moi qui l’ai dégommé. » -« Ah non non non, tu dis n’importe quoi. C’est moi qui l’ai tué. » -« Non moi !! » Tout en se disputant, Ryô et Falcon de dirigèrent vers la piscine. Falcon, le plus naturellement du monde, s’agenouilla et plongea son bras dans l’eau. -« Je te dis que c’est moi ! » et il se releva de toute sa hauteur, tirant par le col un Varkovic excité. Kaori soulagée, pris la main que Ryô lui tendait pour se sortir hors de l’eau, la valise à la main. -« Qu’est-ce que tu as pêché Falcon ? » Ryô, l’air interrogateur, il pointa son doigt vers le furieux petit bonhomme. -« Une pourriture. Je fais quoi, je le tue ? » Varkovic paniqua instantanément et supplia les deux hommes. En même temps, une sirène se fit entendre brusquement. Deux voitures déboulèrent : la jeep conduit par Mick, et la porsche de Saeko, Miki, Itsuma et Setsuko l’accompagnant. Falcon lâcha son prisonnier qui atterit violament sur le sol. -« Je crois que c’est fini pour toi. » Kaori, qui avait entre-temps ouvert l’attaché-case, confirma. -« Tu ne pourras plus vendre ça ! » Quelques sachets contenant de la poudre blanche, tombèrent sur le carrelage. -« Et immunité diplomatique ou pas, ces preuves sont irréfutables. » L’inspectrice de police entra en scène et le menotta. Elle l’enferma dans la voiture et remercia tout le monde Miki , son bras sous celui de Falcon, expliqua qu’elles avaient quitté leur poste au manoir dès que Sayuri leur avait téléphoné avec son portable.Cette dernière sauta au coup de sa sœur bien aimée, soulagée de la tournure des événements. Itsuma et Setsuko qui avaient bondis dans la voiture de Saeko, le furent tout autant quand ils virent les deux soeurs en un seul morceau. Saeko ouvrit sa portiére, elle voulait partir pour le commisariat sans perte de temps. -« En tout cas, merci beaucoup tous les deux. » Falcon et Ryô se tournèrent en même temps vers Kaori. -« C’est Kaori qu’il faut remercier, c’est elle qui a fait le plus gros du travail dans cette affaire. » Saeko suivit leur regard et félicita d’un sourire la jeune femme. Cette dernière se figea à côté de Sayuri.
Ryô écarquilla les yeux de surprise. Il commença à prendre son air de débile profond malgré lui. Mouillée de la tête au pied, les cheveux de sa partenaire ruisselaient, et reflétaient la lumière qui s’échappait des fenetres de la maison. Sa robe, devenue pour la circonstance une mini-jupe aux abords irréguliers, la collait et moulait ses formes parfaites. Son air innocent et la petite rougeur de ses joues lui firent perdre la tête. Il lui tourna le dos et plié en deux, il grommela des choses incompréhensibles. Mick se pencha sur lui et ricana. -« Tu ne peux pas nier que ta partenaire est une très belle femme. » -« Tais-toi et aides moi, si elle me voit comme ça !!! » -« Alors promets moi une chose » Ryô leva les yeux et fut abasourdi par la tristesse qui émanait du regard de son ami. -« Expliques toi ! » -« Ca fera la troisième et dernière fois que je te demandes de faire le bonheur de Kaori. La comédie a assez duré maintenant…Mick changea son expression et arborait un très large sourire.... Si tu ne te décides pas, je l’emmenes avec moi.» Ryô remis debout normalement, lui sourit et lui fit un clin d’œil complice. -« Tu peux quitter ton air idiot. C’était prévu. » Ils s’approuvèrent d’une poignée de main énergique. Saeko, curieuse, assistait à cette scène étrange. Elle décida de tirer ça au clair plus tard. Mick s’assit derrière la porsche, une lueur terrifiante se mit à danser dans ses prunelles quand il se tourna vers le prisonnier. Itsuma lui demanda cinq petites minutes, lui aussi devait rentrer. Saeko, se dit qu’elle pourrait toujours en profiter pour questionner Ryô sur son attitude bizarre pour éviter de parler de sa dette actuelle, et accepta. Itsuma se tourna vers Kaori, dont la fatigue se peignait sur son visage. Ryô la soutenait légèrement mais parlait avec Sayuri qui se blottissait dans les bras de Setsuko. Il tourna vivement la tête quand Itsuma demanda à sa partenaire de lui accorder un peu de temps. Ryô enleva sa veste et la tendit à Kaori, puis, par pudeur, il décrocha son oreillette et la mit dans sa poche. De toute façon, le dispositif de Kaori ne fonctionnait plus, ayant pris l’eau. Kaori se sentit mal à l’aise, mais par respect pour lui, elle lui devait d’accepter.
-« Kaori, je suis vraiment heureux de voir que tu n’as rien. » -« Merci Itsuma. » -« Kaori, si tu venais avec moi, tu n’aurais plus besoin de risquer ta vie » -« Itsuma…je... Je ne quitterais jamais ce travail. C’est toute ma vie. Je … je ne viendrais pas avec toi. Je n’ai pas le droit de profiter de ton amour, je te rendrais malheureux. Il te faut une femme qui t’aime. » -« Bien. Merci Kaori, merci pour tout. Je ne t’oublierais pas. » Itsuma se pencha sur elle et lui vola un baiser. Quand ses lèvres se déposèrent délicatement sur le front de sa bien aimée, Itsuma ferma les yeux et ressentit toute la douleur de cette séparation. Puis sans un autre regard, il se dressa de toute sa hauteur et s’en alla. Quand il passa devant Ryô, il s’arreta et le fixa. -« Monsieur Saeba, merci pour votre aide. Je ne peux que vous souhaiter d’avoir plus de chance que moi. » Ryô lui serra la main, il le comprenait, et était désolé pour lui mais malgré tout, il fut soulagé. Tous à bord de la voiture, Saeko démarra et avant de partir, elle regarda Ryô -« Après ces évènements, je considère donc que toutes mes dettes n’existent plus, hein Ryô ?!» Celui-ci courut derrière la voiture et lui hurla qu’elle ne s’en tirerait pas comme ça et qu’il trouverait bien un moyen pour qu’elle paye les pots cassés. _________________ Vers l'infini et l'au-delà ... |
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| Sujet: Re: Fanfic City Hunter. Pourquoi ? Lun 25 Juin - 12:51 | |
| Chapitre 21
Kaori, la veste de Ryô sur les épaules, commençait à ressentir les morsures du vent glacé. Elle recula de quelques pas et s’adossa à un arbre, fermant les yeux. Elle aurait donné n’importe quoi pour pouvoir rejoindre son lit et s’accorder une bonne nuit de repos. Elle n’eut pas le temps de soupirer une fois de plus, une main se colla à sa bouche, et elle sentit, aussi nettement que dans son cauchemar, la lame d’un couteau sur son cou. -« Je m’étonnes que tu sois la partenaire d’un homme comme Ryô Saeba » Kaori écarquilla les yeux sous l’effet de la surprise. Cette phrase la blessa profondément, plus que n’importe quel poignard. Son rêve ! Non ! Son frêre était mort alors qui … ? -« Tu vas me suivre bien gentiment. Grâce à toi, j’aurais ma vengeance contre ce maudit Saeba ! » Le Caméléon ? Mais Ryô et Falcon lui avait tiré dessus ! Comment était-ce possible ? Pendant que Kaori se posait milles et une questions, le Caméléon l’attira dans les fourrés. Prenant bien soin de ne pas se faire repérer, il l’emmena à l’intérieur de la maison. Quand la porte se referma, Kaori eut soudain très peur. Le souvenir de son cauchemar lui revint en mémoire, et l’empêcha de raisonner avec toute la lucidité qu’il lui aurait fallu ; ce rêve qui continuellement lui rappelait combien elle n’était pas digne d’être la partenaire de City Hunter. Le Caméléon ramassa sur un cadavre de soldat, une cordelette, dont il se servit pour lui lier les mains et la poussa sans ménagement. Puis avec un petit sourire, il enleva son gilet pare-balles. -« Allez Viens toi ! Ma petite fête va pouvoir commencer. Ne fais pas cette tête ! Tu ne crois tout de même pas que je ne savais pas que City Hunter était sur le coup ! Bon, je ne pensais pas que Falcon et cet Angel seraient avec lui, mais grâce à toi, mes plans ne sont pas tout à fait tombés à l’eau. Au contraire, je crois que je vais bien m’amuser. » Le ricanement de cet homme glaça le sang de Kaori. -« Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? Vous croyez que Ryô va se faire prendre au piège par un homme comme vous ? Vous rêvez, vous …» Vlan ! Le Caméléon la gifla. Ses yeux reflétaient toute la cruauté dont il pouvait faire preuve, sans aucun scrupule. -« Maintenant, tu ne dis plus un mot, compris ? » Il tira Kaori vers l’escalier de cette grande batisse et la fit descendre au sous-sol. Cette dernière, une larme de douleur au coin de l’œil, pria intérieurement pour que Ryô ne vienne pas la chercher encore une fois. Elle ne se le pardonnerait jamais si c’était la dernière.
Le Caméléon s’enfonça dans le dédale de couloirs du sous-sol. Il ouvrit une porte en souriant machiavéliquement. Son plan pour détruire City Hunter allait bientôt porter ses fruits. -« Tu peux commencer à prier. » Lorsque ces yeux s’habituèrent à l’obscurité, Kaori fut surprise de voir que ce couloir n’était qu’une impasse. Une chaise, solitaire au fond de celle-ci semblait attendre la dernière heure d’un quelconque accusé…ou victime. Quand son agresseur la poussa violemment en avant, elle put constater que le sol était recouvert d’une étrange matière, mais uniquement au milieu de ce passage étroit. Qu’est-ce que cela pouvait signifier ? Quel était le plan de cet homme ? Où était Ryô ? Pourquoi devait-il encore venir la sauver ? Le Caméléon coupa court à ses réflexions, il l’attrapa par le bras et la fit s’asseoir sans ménagement sur la chaise, finissant de la ligoter après les barreaux de celle-ci. -« Lâchez-moi ! Qu’est-ce que vous espérez à la fin ? Vous croyez que Ryô va se faire avoir avec un piège aussi grotesque ? Qu’est-ce…. » -« Ta gueule ! Economises ta salive, tu en auras besoin pour lui dire adieu à ton cher partenaire. Je ne te dirais rien, tu auras tout le loisir de le voir mourir sous tes yeux ! » Et le Caméléon tourna les talons, noyant Kaori dans un fleuve de ricanement. Il reprit son chemin en sens inverse, et se perdit dans l’obscurité laissant la jeune femme stupéfaite.
Mourir ? Sous ses yeux ? Elle paniqua et quelques larmes roulèrent sur ses joues. Sa vie ne méritait pas la sienne. Elle se débattit quelques temps mais ses liens l’entravaient. Elle rassembla ce qui lui restait comme énergie et, comme tout professionnel, elle récupèra la petite lame de rasoir cachée dans sa ceinture. En 7 ans, elle avait appris bien des choses, et celle-ci était la base de son métier. Occupée à cisailler ses liens, elle fut éblouie par une forte lumière. Tournant la tête vers le couloir, elle ne vit personne, mais elle aperçut une lueur diffuse, accompagnée d’un grésillement, sur la partie du sol qu’elle avait remarqué plus tôt. Inondé par cette lumière provocante, le couloir devenait, paradoxalement encore plus menaçant. La faible lumière qu’elle avait remarquée avait disparue, noyée par les néons. Elle ne perdit pas de temps, et continua de couper la corde. Quand elle sauta de joie en l’air, prouvant qu’elle avait réussi, une voix venant de nulle part, la fit sursauter. -« Tu penses que cela va changer quelques chose à la suite des événements ? » Kaori perdit son sourire. Personne n’était en vue, et cette voix était voilée. Un micro ? Elle scruta avec attention les murs et découvrit une caméra. -« Tu ne gagneras pas ! » -« Et bien, on ne va pas tarder à le savoir » Et la voix se tut, laissant Kaori à sa terreur.
Falcon perdait patience, il voulait rentrer chez lui. -« Ryô ! Dépêches ! Laisse Saeko tranquille ! » Ryô, les épaules voutées, dépité, et surtout s’attendant à recevoir les foudres de Kaori pour avoir embêté Saeko, traina des pieds vers la jeep. -« Je voulais juste un bisou » -« Et Kaori ? Où est-elle ? C’est pas vrai ça ! Si c’est pas l’un c’est l’autre ! » Ryô se redressa. Il n’avait pas revu Kaori depuis qu’il l’avait aperçue adossée à un arbre. Elle ne serait jamais partie sans prévenir. Le cœur de Ryô s’affola, il ressentit une menace, pressentait le danger. Il fit volte-face et courut vers la maison. Falcon ne se posa pas plus de questions et attrapant pour la deuxième fois de la journée son revolver, il suivit Ryô. Dès que celui-ci ouvrit avec fracas la porte d’entrée, une voix retentit. -« Ryô Saeba et ce très cher Falcon. Vous pensiez donc être aussi forts que ça pour se débarasser de moi ? Désolée d’être celui qui brise le mythe. Ah ah ah ah ah ah … » -« Caméléon ! » -« Et oui mes agneaux ! Vous auriez vu vos têtes quand vous pensiez m’avoir abattu ! Je me suis bien amusé. Mais ce n’est pas fini ! Oh non ! Je vous ai réservé le meilleur pour la fin » Falcon grogna, il sortit de la maison et hurla à Miki : -« MIKIIIII ! Prends la voiture et attends nous plus loin » Miki, Sayuri et Setsuko frissonèrent. Le ton de la voix de Falcon était terrifiant, et empêchait toute explications. Miki regarda une dernière fois la maison et démarra pour se garer quelques kilomètres plus loin. Elle connaissait suffisament son mari pour ne pas le désobéir en de telles circonstances. Leurs vies étaient menacées. Elle pria pour son mari, lui ordonnant de revenir en entier.
Lorsque Falcon se posta à côté de Ryô, la voix reprit son discours. -« Oui, pourquoi pas, je m’occuperais d’eux après, pour l’instant, je vous accorde toute mon attention. Je ne raterais pas vos morts en direct pour rien au monde. » Ryô restait immobile, aucune émotion ne transparaissait, mais le tremblement nerveux de ses mains indiquait clairement qu’il essayait tant bien que mal de se contrôler. Umibozu lui répondit doucement mais néanmoins d’une voix chargée de menaces : -« Tu es mort » -« Je ne savais pas que tu étais capable de faire de l’humour Falcon. Mais cela ne changera rien au fait que vous allez mourir. J’ai tout organisé. Rien que pour vous. Je vais vous expliquer mon scénario, et j’en suis très fier. Je savais que vous étiez sur cette affaire, j’ai aussi mes informateurs. Parler de telles choses dans un café, tout le monde pourrait vous surprendre. Tsssss ! Et vous vous proclamez pro ! Les valeurs se perdent de nos jours. Enfin….où en étais-je ? Ah oui ! Je disais donc que je savais que vous seriez là, à être encore dans mes pattes alors que je devais travailler. Vue que j’en ai marre de vous retrouvez sur mon chemin, j’ai décidé de profiter de l’occasion pour me débarasser de vous une bonne fois pour toutes. La journaliste n’était qu’un appat, bien entendu. Je n’avais pas prévu que ta partenaire, Saeba, serait de la fête. Mais ça arrange mes petites affaires, vois-tu. » -« Où l’as-tu emmenée ? » -« Nulle part, elle est encore dans les profondeurs de cette maison, mais son destin va dépendre de toi. Ahlala, un coup de génie que j’ai eu ! Vous avez encore mis le nez dans mes affaires ! Vous allez le payer !! ….. Voilà que je m’énerve. Dès qu’il s’agit de vous, c’est plus fort que moi, je ne peux pas vous voir autrement que morts. Mais je suis bon joueur, je vous laisses un indice : la bombe explosera dans 20 minutes. Ha ha ha ha !!! » La transmission coupa. -« Cela ne te concerne pas Falcon, va rejoindre Miki » Falcon dévisagea un Ryô déterminé. Celui-ci pivota et le regarda à travers les lunettes noires d’Umibozu. -« Dégages !!!! » hurla-t-il Mais son ami et rival depuis toujours ne bronchèrent pas. -« Non ! » Ryô tomba à la renverse, un corbeau sur l’épaule. -« Comment ça : non ? » Falcon découvrit ses dents en ce qu’on pourrait qualifier de large sourire. -« Hé hé, tu as besoin de moi. Et ne discutes pas ! Je …euh…j’apprécies beaucoup Kaori-San, je ne me pardonnerais jamais de vous avoir laisser tomber. » Le colosse rougit instanément -« Et Miki ? » -« Elle ne me le pardonnerait jamais non plus. » Ryô soupira et sourit, énigmatique. -« Tu es tétu quand tu t’y mets. Bon, puisque tu y tiens, va donc voir si tu ne trouves pas la bombe, je vais sortir Kaori de là. Mais je te préviens, si dans tu es encore là dans 10 minutes, je te tuerais moi même !» Et sur ce, Ryô s’élança et suivant les indices laissés par son ennemi, il décida de commencer par le niveau inférieur. « Les profondeurs de cette maison », des escaliers menant au sous-sol aménagé par le propiétaire de cette demeure, Ryô ne perdit pas de temps et descendit 4 à 4 les marches. Son magnum à la main, il parcourut le labyrinthe de ces nombreuses pièces. « Réserve d’armes, dortoirs, salle d’entrainement, apparement ce sous-sol regorge de surprise. KAORI ?!!? » Ryô cria le nom de sa partenaire, espérant qu’elle puisse lui répondre. Celle-ci à genoux, essayait de répèrer cette étrange matière dont était recouverte une partie du sol. Elle leva la tête à son nom et son cœur s’emballa. « Ryô !!!!!!! » Lorsqu’elle voulut se relever, elle aperçut enfin ce qu’elle cherchait. Approchant son visage, elle entendit alors, un léger grésillement, et abasourdie, elle comprit. Ryô, courut aussi rapidement que ses jambes pouvait lui permettre. Au détour d’un couloir, il la vit et il redoubla d’efforts pour la rejoindre. Kaori leva les yeux et hurla -« Nooooonnnnn ! Ryô n’approches pas ! Arrête toi ! Arrête ! » Emporté par son élan, il eut du mal à réagir tout de suite, mais le regard désespéré de sa douce partenaire le stoppa net. Une douzaine de mètres les séparaient. -« Kaori ! Viens, la maison va sauter ! Depêches toi ! » Kaori assimila la nouvelle et comprit. Le choc la déstabilisa et elle ne put se mettre debout. Quand elle releva la tête, elle esquissa un pâle sourire. Si elle devait mourir, autant ne pas montrer sa peur. -« Va t’en Ryô. » -« Qu’est-ce que tu racontes comme conneries ? » Ryô avança sa jambe mais le cri de Kaori l’empêcha d’aller plus loin. -« Non Ryô !!!! N’approche pas. Le sol est électrifié, tu ne peux pas avancer, et moi, je … je ne peux pas partir. Va-t-en Ryô ! » Il scruta la zone que lui montrait Kaori et remarqua le piège. -« Ryô ! Il n’y pas d’autres solutions. Laisses moi et va-t-en ! » -« Il n’en est pas question ! » Kaori affronta son regard et aussi déterminée que lui, elle lui lança d’une voix oppréssée: -« Toi seul peut arreter ce malade ! Je … je n’ai peut etre jamais été digne d’être ta partenaire mais depuis le début je connais les risques de ce métier. Je ne veux pas que tu meures ! Va-t-en !! » Kaori s’effondra, furieuse de pleurer alors qu’elle se devait d’être forte dans cette situation. Quelques secondes passèrent, mais furent pour Kaori un moment interminable et douloureux. -« Non, je ne t’abandonnerais pas. J’ai fait une promesse, rappelles-toi. » Kaori releva la tête, essayant de respirer profondément pour se calmer, elle regarda son coéquipier, prêt à se sacrifier pour elle. Il n’avait pas le droit de faire ça. -« Tu ne dois rien à mon frêre. » s’écria-t-elle désespérée Ryô recula sous le choc. Ses yeux se remplirent de tristesse teintée d’un soupçon de tendresse. Même s’il était conscient que Kaori connaissait les dangers de ce métier, il lui était insupportable de penser qu’il pourrait lui arriver quoi que ce soit. Malgré cela, il n’avait pas la force de la laisser partir. Oui, il avait fait une promesse à Hideyuki, de prendre soin d’elle, mais il se l’était promis à lui même avant tout. Un sourire mystérieux éclaira son visage : -« Makimura n’a rien à voir là dedans. Je t’ai fait la promesse, et toi aussi, qu’on passerait tous nos anniversaires ensemble. Et j’ai toujours tenu mes promesses Kaori, tu devrais le savoir. » A ces mots, le cœur de Kaori manqua un battement, mais elle n’eut pas le loisir de savourer ce moment privilégié. La voix du Caméléon résonna une dernière fois. -« Mais c’est que vous allez me faire pleurer vous deux. Profitez-en bien, il ne reste que 5 minutes. Ah ah ah ah !!!! » Ryô examina le couloir avec attention. Rien, aucunes prises sur les murs ne lui aurait permis de traverser. Il regarda Kaori et lui sourit. Il ne restait plus qu’une seule solution. Il recula de quelques mètres et prit son élan. Kaori comprit et pria de toutes ses forces. La distance a parcourir était énorme pour un non initié. Ryô avait beaucoup de réserve mais pourrait-il y arriver ? _________________ Vers l'infini et l'au-delà ... |
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| Sujet: Re: Fanfic City Hunter. Pourquoi ? Lun 25 Juin - 12:51 | |
| chapitre 21 suite
Ryô sauta aussi loin qu’il le put. Une seule parcelle de sa peau sur le sol électrifié et sa vie prendrait fin, mais son seul objectif était de rejoindre sa partenaire et il atterit au-delà de la limite fatidique. Kaori le suivit du regard, trop térrorisée pour oser respirer. Quand elle vit Ryô tomber en avant et faire une roulade pour se remettre d’aplomb, elle le regarda stupéfaite. Il se remit debout et tendit sa main à celle-ci. Elle se réfugia dans ses bras, trop heureuse de le retrouver. Elle leva la tête et plongea son regard dans ces yeux d’acier. -« Alors les tourtereaux, on savoure les derniers instants ? Ah ahahaha … » Pan ! Ryô tira une balle dans la caméra qui explosa en milles morceaux. Vidée de ses forces, Kaori se laissait aller completement dans les bras puissants de Ryô. Elle ressentit une étincelle de désir s’allumer. Elle frissonna. Ses derniers instants avec lui … D’une main, il la tenait fermement contre lui, elle ne partirait pas, plus maintenant. L’autre alla s’égarer dans ses cheveux. Kaori, appuya ses deux mains sur le torse de son bien-aimé. Rêvait-elle ? Elle l’interrogea du regard. Pour toute réponse, il prit son visage entre ses mains et se pencha vers elle. Il l’embrassa d’abord à pleine bouche. C’était si délicieux de sentir sa peau sous ses doigts. Son parfum l’enivrait. Il voulait sentir la pression de ses lèvres. Quand elle commença à se décontracter, il la retint sans peine contre lui, la serrant amoureusement, épousant ses formes si parfaites. Il se laissa aller à cette plénitude si attendue.
Kaori fut totalement déstabilisée. Dans les bras de Ryô, ce baiser si empreint de désir puis d’amour, cette étreinte tant souhaitée depuis si longtemps, les gestes tendres de cet homme qui lui étaient si étrangers et inattendus, lui fit perdre la tête. S’abandonnant completement, elle répondit à son invitation.
Sa Kaori, si timide et si naïve, déploya des trésors de sensualité dont il voulait être le seul à en découvrir toutes les ressources. Quand il sentit qu’elle se lâchait pleinement, son désir, trop longtemps étouffé s’alluma. Une chaleur se mit à sourdre au plus profond de son etre, et commença à se diffuser dans tout son corps, se répandant rapidement, laissant une empreinte de douleur avide. Kaori se sentit fondre, sa tête tournait et elle ne désirait plus qu’une seule chose : cet homme. Lorsqu’elle sentit ses mains se presser et caresser son dos, elle hoqueta de surprise et de plaisir que Ryô savoura pleinement. Sa main glissa le long de ses reins, puis emporté par une vague de désir, ses doigts glissèrent sur sa peau et traça un sillon enflammé, goûtant chaque parcelle avec parcimonie. Elle laissa échapper un léger soupir de plaisir, paralysée par cette délicieuse sensation. Ryô, dans un élan de passion non dissimulé, la sentit se raidir, la respiration coupée quand son pouce atteignit la couture du soutien-gorge à travers la légère étoffe de sa robe . Et lorsqu’au delà de la dentelle, il effleura le tissu tendu par sa poitrine, un soupir rauque s’échappa de sa bouche, et il s’abandonna à son plaisir. Kaori ouvrit les yeux de surprise. Suprise par l’audace de Ryô, par son désir. Ses manières tendres mais précises la touchait et l’excitait en même temps. Pourquoi fallait-il que cela se passe maintenant ? Savourer ces instants dans un moment si critique, leur timidité et les barrières qu’ils avaient élaborées entre eux plièrent sous le poids de leur désir. Pourquoi ?
BOUUUUMMMMMM ! Le mur explosa sous l’impact de la roquette. A travers l’épais nuage de fumée, une silhouette apparut. -« C’est pas le moment de trainer et ... » Falcon se rendit compte que Kaori et Ryô se trouvaient dans les bras l’un de l’autre, et il se tourna, horriblement géné. Ryô fut le premier à réagir. Il attrapa Kaori par la main, et s’élança par la brèche. Les trois personnages coururent à perdre haleine à travers le chemin tracé par Umibozu. Ils atteignirent le jardin au bout de quelques minutes. Quand les quelques secondes qui restaient s’éssouflèrent, la maison fut balayée par une énorme explosion, qui les fit projeter au loin. Falcon et Ryô soupirèrent en constatant qu’ils n’étaient pas bléssés. Les nombreux débris dus à l’explosion retombaient de partout, jonchant le sol de bris de verres et de morceaux de métal. Ryô mis son bras au dessus de la tête de Kaori pour la protéger, et quand le silence s’empara d’eux, ils purent se relever.
-« Je vais le massacrer ! » Falcon ramassait déjà son Smith et Wesson et le chargea. Ryô garda le silence et se contenta de sortir son magnum de son holster. Kaori, déjà bien secouée par tous ces événements, regarda Ryô avec de grands yeux. Vivants ? Ils étaient vivants ? Ryô ? …. -« Kaori, restes bien derrière nous. Le Caméléon est encore là, fais attention » Son visage passa de l’hébètement à la détermination, si le caméléon trainait dans les environs, la seule chose à faire était de l’arrêter une bonne fois pour toutes. Falcon se dirigea, résolu, vers l’emplacement de l’hélicopter. -« Cette crapule est effectivement encore ici. Il n’a pas eu le temps de partir, il doit se cacher dans les bois ou une cabane quelconque cachée dans les fourrés et je penses que son seul moyen de s’enfuir c’est l’hélico. Il était suffisament loin pour ne pas avoir été trop touché par la bombe .Allons-y ! »
Les trois rescapés coururent et redoublèrent leurs efforts quand ils entendirent les sifflements des pales. Se rapprochant de l’appareil, Ryô visa et tira une balle dans la direction. Le manche cassa net et le Caméléon qui s’apprétait à monter dans l’hélicopter se retrouva démuni. Il tourna vivement la tête, un rictus de désappointement lui tordant les lèvres. -« Vous ? Mais ? Comment avez-vous fait ? Mais….. ? » Falcon profita de la surprise du caméléon pour s’élancer vers lui et lui décocher une droite percutante. Celui-ci dégaina son arme mais Umibozu fut le plus rapide et le caméléon s’effondra une dernière fois. -« Ah ah ah ! Tu vois Ryô, celui là, c’est moi qui l’ai eut ! » -« Tsssss ! Si je ne l’avais pas empêché de partir, tes muscles n’auraient servi à rien ! » -« Je l’aurais eu quand même. Je n’ai pas besoin de tes tours de passe-passe pour me débrouiller. » -« Tu dis ça parce que tu es jaloux, tu n’y aurais même pas pensé à le faire ! » -« QUOI ? Répètes un peu ! » Kaori se retrouva une fois de plus entre Ryô et Falcon qui se disputait leurs compétences. Bien que fatiguée, elle rit de bon cœur à la vue de cette scène si familière et si rassurante. Lorsque les deux compères se rendirent compte du fou-rire de Kaori, ils prirent un air étonné, mais après cette dure journée, ils se rallièrent à elle et ensemble ils se retournèrent et s’engagèrent sur le chemin de la sortie.
Alertée par l’explosion, Miki démarra la voiture et sans se poser de questions, elle se dirigea droit vers la maison. Sayuri et Setsuko frissonèrent en voyant que celle-ci était réduite en tas de cendres, baignée dans un nuage de fumée. Affolés, ils sortirent de la voiture et hurlèrent le nom des disparus. Quand trois silhouettes apparurent, ils soupirèrent de soulagement. Miki s’élança au devant et sauta au cou d’un Falcon bien embarrassé par cette profusion d’amour. Malgré cela, il l’entoura de ses bras, et la serra contre lui. Sayuri embrassa sa sœur et ne put, sur le moment, qu’adresser un regard chargé d’émotions à Ryô, temoignage de sa profonde gratitude. *** Ryô s’assit à côté de Falcon qui lança la voiture en direction du manoir Haru. Sur le chemin, il eut le malheur de perdre une occasion de se taire et reçut un coup de massue, qui déstabilisa la jeep sur cinq bon métres. Déjà tous entassés, s’accrochant désespérement pour ne pas tomber, ils supplièrent Ryô et Kaori d’arreter de se disputer. Arrivès au manoir, Falcon et Miki continuèrent leur route. Les quatre autres récuperèrent leur austin et s’en allèrent aussi.
Quand Ryô se gara sur son parking, Kaori, épuisée, s’était endormie sur son siège. Il la prit dans ses bras, et ils montèrent à l’appartement. -« Sayuri, Setsuko, prenez la chambre de Kaori, vous avez besoin de repos. » -« Et Kaori ? » -« Je prendrais le canapé, et je l’installerais dans ma chambre. Sayuri, j’ai besoin de toi» Trop las pour discuter, ils acceptèrent de bon cœur. Ryô ouvrit la porte de sa chambre et la déposa délicatement sur son lit. Il dégagea quelques méches encore humides des joues de sa partenaire et la regarda avec toute la tendresse dont il était capable. Elle avait fait d’incroyables progrès et ce soir était la preuve qu’elle se débrouillait très bien. Sa volonté était au supplice. Il se dépecha de sortir de la pièce demandant à Sayuri d’enlever les vêtements de Kaori pour qu’elle ne prenne pas froid. Adossé à la porte, il soupira. Tout se terminait bien. _________________ Vers l'infini et l'au-delà ... |
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| Sujet: Re: Fanfic City Hunter. Pourquoi ? Lun 25 Juin - 12:51 | |
| Chapitre 22
Kaori ouvrit un œil. Elle s’assit sur le lit, éprouvant une désagréable sensation. Elle ne se trouvait pas dans sa chambre mais dans celle de Ryô. Son premier reflexe fut de regarder de partout, les yeux scrutant les moindres détails. Mais elle se remémora les épisodes de la veille, et fut rassurée. La fuite dans les bois, le Caméléon, la bombe, leur étreinte, leur retour. Elle s’était assoupie dans la voiture. Pourtant elle ne portait plus sa robe mais un pyjama bien trop grand pour elle. Elle rougit naturellement. Le réveil inscrivait 11 h 10. Etonnée d’avoir dormi si longtemps, elle sortit du lit et ouvrit la porte. Pas un bruit n’agitait l’appartement. Peut être étaient-ils sortis, vu l’heure ? Elle se dirigea vers sa chambre : personne. Elle prit alors un petit haut et un bas de survêtement, et alla prendre une douche. Puis elle décida, mettant une petite veste sur le dos, d’aller prendre le frais sur le toit. Elle voulait réfléchir un peu à tous ces événements.
Ryô entendit des portes s’ouvrir puis celle de la salle de bains se fermer. Les pièces détachées de son magnum étaient éparpillées devant lui. Combien de fois avait-il tenu une arme à la main ? Cette arme qu’il considérait comme étant la seule chose indispensable dans sa vie, un prolongement de son bras, de son esprit. Quel chemin il avait parcouru depuis son arrivée au Japon ! Autrefois, n’ayant aucune attache, à part quelques filles occasionnelles, il vivait par procuration envers cette arme. Il avait rencontré Makimura, son seul repère. Et quand celui-ci était mort, il avait cru ne jamais pouvoir remonter la pente, mais il avait croisé Kaori. De la jeune fille qui l’avait choisi pour confident, elle était devenu la femme d’aujourd’hui. La femme qu’il lui avait appris à aimer de nouveau. Il leva un œil interrogateur. Les portes s’étaient fermées, et le bruit des pas de sa partenaire s’éloignait. Il en conclut facilement qu’elle se dirigeait sur le toit. Il décida de lui laisser un peu de temps pour remettre ses idées en place, et prit patience en finissant de nettoyer son magnum.
Kaori, le vent s’engouffrant dans ses cheveux, le visage tendu vers le soleil, appréciait ce moment de plénitude. Elle passa en vitesse les épisodes de la nuit dernière. La demande d’Itsuma, bien qu’importante dans la vie de Kaori fut balayée face au souvenir du baiser passionné qu’elle avait partagé avec Ryô. Elle sourit, heureuse, malicieuse Jamais il ne lui avait dit clairement qu’il l’aimait, toutefois, malgré toutes leurs disputes, elle sentait un changement subtil dans leur comportement. Oui, force était pour elle de constater que bien des éléments étaient en sa faveur mais pourquoi ne lui disait-il rien ? Il agissait tellement en obsédé devant toutes les femmes qu’il lui semblait impossible pour elle de s’imaginer qu’en fait Ryô était un timide et un peureux face à ses sentiments. Décidant de profiter de cette belle journée, elle en oublia complètement son désir de fuir cette vie. Elle ne le pourrait pas, ne le pourrait jamais. Elle était heureuse, et avec Ryô. Les choses allaient surement s’éclaircir. Oui ! Elle en était persuadée ! Son ventre gargouillant avec force la fit atterir dans la réalité. Elle avait besoin d’un petit déjeuner et voulait bénéficier de la présence de Sayuri pour ce dernier jour.
Ryô remis son arme dans son holster et posa le tout sur la table. Le peu de courage qu’il avait réussi à rassembler, s’amenuisait de minutes en minutes. Il sentait que l’heure sonnerait incéssament sous peu. Comment allait-il aborder la conversation ? Devrait-il juste l’embrasser ? Cela suffirait peut etre ? Sa timidité commença à reprendre le dessus quand il s’agissait de parler. Kaori descendait les escaliers tout en baillant et étirant ses bras vers le plafond. Elle se fixa en bas des marches quand elle vit Ryô. -« Tiens ? Tu es là ? » Bafouilla-t-elle Sans dire un mot, il se leva et s’approcha d’elle. Il n’avait pas besoin de se forcer, et s’aperçut avec soulagement, qu’il serait très facile de tout changer. Celle-ci suivait ses moindres mouvements avec curiosité. Arrivé à sa hauteur, il lui ébouriffa les cheveux. -« La belle au bois dormant a décidé de se reveiller finalement. » -« Oui….euh….je » -« Kaori, tu as fait du bon boulot hier soir. » Kaori ne savait plus où se mettre. -« Oh arretes ça s’il-te-plait !! Je n’ai pas l’habitude que tu me dises ce genre de choses. Je préfèrerais encore que tu te mettes en colère. » -« Oui, je pourrais, je me suis beaucoup inquiété quand tu as disparue. » -« Mais Sayuri… » Ryô, au grand étonnement de Kaori, la prit dans ses bras. -« Je suis soulagé que tu n’aies rien eu. » Il désserra un peu son étreinte et profita du spectacle. Le parfum de Kaori l’apaisait mais il s’y mêlait une pointe d’excitation. Stupéfaite mais ravie, elle le regarda. Il plongea son regard dans le sien, et prit plaisir à s’y abandonner. Kaori eut un frisson, elle ne savait comment interpreter cette petite lueur qui dansait dans ses yeux.
TOC TOC ! Le temps se figea. Ryô et Kaori se regardèrent de plus en plus mal à l’aise. Que devaient-ils faire ? La magie de l’instant disparut et laissa place à leur timidité réciproque. TOC TOC TOC TOC ! Les coups sur la porte redoublèrent et l’ambiance de complicité qui s’était installé entre eux s’évapora. Kaori bredouilla qu’elle devait ouvrir, quand à Ryô, il pretexta une envie pressante. -« Kaori ! Ryô ! Vous êtes là ? » Reconnaissant la voix de sa sœur, Kaori ouvrit la porte. Sayuri l’embrassa chaleureusement, heureuse de voir que sa chère sœur avait l’air en forme. -« Kaori ! Je suis venue vous chercher. Tout le monde vous attend au Cat’s eye ! » -« Ah ? Mais pourquoi ? » -« Setsuko et moi, devons repartir pour New York cette après midi. J’ai pensé qu’une petite fête serait la bienvenue. »
Kaori appela Ryô et lui fit part de l’invitation, puis elle remonta dans sa chambre se changer. Sa tête bourdonnait, de nombreux sentiments l’envahirent : la joie d’avoir résolu cette affaire, la tristesse du départ de sa sœur, l’étrange mais délicieuse sensation quand Ryô l’avait prise dans ses bras. Celui-ci, avec sa nonchalance habituelle, les suivirent jusqu’au café. Etrangement silencieux, il était surtout impatient de se retrouver à nouveau seul avec Kaori. De plus elle avait voulu faire honneur à sa sœur et Kaori s’était habillée avec élégance, d’un chemisier blanc et d’une jupe. Ce qui provoquait chez Ryô, un sentiment nouveau. Quelques belles jeunes femmes passèrent devant lui, mais il ne voyait que le déhanchement de la démarche de Kaori et ses jambes fuselées. Il secoua la tête pour essayer de se concentrer sur autres choses. Et il reçut un 10 Tonnes lorsqu’il reluqua une jolie femme de trop près. Arrivés là-bas, ils retrouvèrent tous leurs amis, et passèrent une joyeuse après midi. Quand ses amis la pressèrent de raconter son évasion, Kaori, génée, leur expliqua comment elle avait utilisé le magazine érotique de Ryô. Falcon la félicita pour son installation du piège qui lui avait rendu un grand service. Miki lui assura qu’elle avait fait des progrès énorme, et lui donna un petit coup de coude complice lorsqu’elle lui parla de la robe. Suivant son regard, Kaori s’aperçut de quoi voulait parler Miki et ses joues rosirent quand elle vit Ryô. Celui-ci discutait avec Setsuko qui finissait de lui expliquer le rôle de Varkovic, Saeko complètant son histoire. D’après l’interrogatoire d’hier soir, ce criminel avait en effet voulut profiter de l’occasion, pour prendre contact avec un homme d’affaire étranger au sujet d’un trafic de cocaïne. Le peu de journalistes et de policiers minimisaient les risques. Malheureusement, l’affaire avait tourné court quand l’acheteur potentiel avait commencé à refuser de payer. Varkovic s’était enervé et l’avait éliminé, et Sayuri passant par là, fut emmené comme otage, connue pour ses investigations contre Varkovic. Quand Saeko avait eu vent d’une possibilité de trafic lors de cette soirée mondaine et ne pouvant intervenir, elle s’était renseignée auprès des invités. Elle sut que Miss Stone voulait un garde du corps pour cette soirée et avait pensé tout naturellement à Ryô. Celui-ci grogna et lui assura qu’elle ne s’en tirerait pas comme ça. Mick le taquina à demi-mot, sur le fait qu’il lui était désormais impossible de récupérer sa dette envers Saeko. Lorsque Setsuko annonça qu’ils devaient partir pour l’aéroport, tout ce petit monde se salua avec émotions.
A l’aéroport, ce fut plus difficile pour les deux sœurs. Kaori dut promettre à son ainée de faire attention et surtout de vivre heureuse. L’avion repartit laissant Kaori et Ryô le suivre du regard. Kaori se sentait bien triste, elle aurait voulu profiter de sa sœur un peu plus longtemps. -« Ne t’en fais pas, ils reviendront. » Est-ce que Ryô lisait dans ses pensées maintenant ? Sa remarque la rassura et elle sourit au ciel. -« Oui, je sais. » -« Ryô ! Kaori ! …han….han…je ne pensais pas réussir à vous rejoindre » -« Qu’y-a-t-il Saeko ? » -« Je dois vous remettre cette enveloppe de la part de Miss Stone, et cette lettre pour Kaori de la part d’Itsuma » Lorsque Saeko lui remis à cette dernière, elle ne put s’empecher de jeter un coup d’œil à Ryô. Il semblait regarder ailleurs mais Saeko sentait qu’il était un peu troublé. -« Ryô, reprit-elle, Miss Stone m’a chargé de te dire que tu pouvais aller la rejoindre quand tu voulais » -« J’ai assez travaillé. On pourrait par contre parler de ta dette envers moi. » Saeko se tourna vers Kaori pensant trouver un soutien musclé mais Kaori avait les yeux fixés sur la lettre et ses mains tremblaient un peu. L’inspectrice ne savait pas qu’Itsuma avait demandé en mariage Kaori mais elle se doutait que cette affaire avait marqué Ryô et Kaori. Cette situation embarassait Saeko, elle se sentait de trop à cet instant et décida de les laisser seuls. Et surtout, elle se dit, malicieuse, qu’elle ferait mieux de passer au Cat’s eye, demander à Miki ce qui s’était passé à cette soirée. -« On en reparlera un autre jour, hein Ryô, je crois que tu as mieux à faire pour l’instant » Elle souria mais détala rapidement. -« Grrrrrrr !!! Tu me le payeras Saeko ! … Kaori, tu viens, on rentre » Kaori n’avait pas bougé depuis le moment où Saeko lui avait donné la lettre. Elle se sentait mal à l’aise. Que devait-elle faire ? Ouvrir cette lettre ? Mais elle se sentait coupable envers Itsuma. Elle savait ce que c’était d’espérer en amour, elle savait que c’était éprouvant, terrible. Elle se décida néanmoins à rejoindre Ryô et ils rentrèrent dans leur appartement. Ryô sentant que quelque chose n’allait pas, retint Kaori avant qu’elle n’aille se réfugier dans sa chambre. -« Kaori ? Ca va ? » -« Je … je ne sais pas si je dois la lire. » Cette réponse embarassa Ryô. Il savait que Kaori devait se sentir seule, il aurait aimé la rassurer mais il n’avait pas le droit de s’en mêler, malgré tout, la curiosité le rongeait. -« Tu ne connais pas le contenu de cette lettre, pourquoi en aurais-tu peur ? » -« J’ai …je … je crois que je lui ai fait du mal et … » -« Qu’aurais-tu pu faire d’autre ? Tu … tu aurais voulu que ça se passe autrement ? » Kaori leva la tête et le regarda tristement. -« Peut etre. » Cette réponse transperça le cœur de Ryô. Déstabilisé, il ne savait que répondre. Mais Kaori n’avait pas fini de s’expliquer. Elle décida de lui avouer ce qu’elle avait sur le cœur : -« Je voulais partir. Finir cette affaire et partir. Pas avec Itsuma, non, je…je ne l’aimais pas comme il l’aurait voulu. » Le silence s’imposa, cruel. Ryô se sentait oppréssé, il comprenait que Kaori lui avouait partiellement sa détresse et si seulement il insistait un peu il pourrait la faire parler. Mais l’aveu de Kaori lui avait coupé le souffle. Partir, elle voulait donc vraiment l’abandonner ? Quelques secondes s’écoulèrent. Kaori se leva, fourra la lettre dans sa poche. -« Je vais préparer le dîner » Ryô se redressa à son tour et lui prit le bras avant qu’elle ne rejoigne la cuisine. -« Kaori ! Tu avais la chance de commencer une nouvelle vie. Meilleure que celle que je peux te proposer. Pourquoi ? » Consciente que Ryô était sincère, Kaori fut autant surprise que gênée, mais elle lui sourit et pointa son doigt devant lui, une main sur sa hanche. -« Et qui te surveillerais alors ? » Ryô, étonné par la décontraction soudaine de sa partenaire, joua quand même le jeu. Il s’assit à même le sol, et les bras croisés, répondit un peu véxé : -« Je ne suis plus un bébé » Kaori prit plaisir à se moquer un peu de lui, comme ils savaient le faire mutuellement, avec tendresse. -« Oui, bien sur, et qui ferait les courses, le ménage, la cuisine ? » -« Et bien au moins, je n’aurais plus à manger ce que tu me donnes ! » -« Espèce d’hypocrite ! Tu n’en laisses pas une miette à chaque fois » -« Tsss ! Tu ferais une bien mauvaise épouse. » Ryô ne pouvait s’empêcher de la taquiner, et ça lui permettait d’enlever de son esprit une Kaori en robe de mariée au bras d’un homme comme Itsuma. Si un jour, il avait la chance de la voir ainsi, ce serait à son bras ! Kaori toujours plantée face à lui, s’accroupit et lui sourit, moqueuse : -« Ca tombe bien, tu n’es pas invité » Elle ressentait que cette discussion n’était qu’un jeu, et elle prit plaisir à y participer sans aucune hostilité. Et la sensation que Ryô était un peu jaloux d’Itsuma la transportait de joie. -« Tu rigoles, pour rien au monde je n’aurais raté ça ! » -« Tu peux rigoler tant que tu veux, tu n’auras jamais ce plaisir. » -« Ah ah ah ! Un mariage sans marié, c’est bien de toi ça ! » Kaori recula imperceptiblement, ahurie. Se rendant compte de ce qu’il avait dit, Ryô se sentit dépassé par les évenements. Il mit ses mains derrière la tête et commença à ricaner maladroitement. -« Ryô ? » Kaori ne bougea pas plus qu’elle ne se mit en colère. Elle voulait savoir, en avoir le cœur net. Terrorisé à l’idée de devoir donner des explications claires et nettes, Ryô s’embrouilla. -« Ben oui ! Personne n’aurait la mauvaise idée de te demander en mariage ! » -« Tu oublies ce qui s’est passé hier soir ! » Ryô n’avait certes pas oublié. Il se décida finalement : -« Non, je n’ai pas oublié mais pour l’instant tu n’as pas répondu à ma question. » Kaori se redressa, effectivement, elle avait détourné la conversation. Si Ryô ne devinait pas la raison pour laquelle elle avait refusé, elle ne savait pas comment le lui dire. Elle détourna la tête et essaya de cacher sa confusion. Ryô se leva aussi, et posa une main sur son épaule. -« Kaori, tu voulais vraiment partir ? » Elle respira profondément -« Oui. » L’étreinte de Ryô se resserra -« Kaori ? N’as-tu pas encore deviné ce que je ressens pour toi ? » La jeune femme ouvrit de grands yeux étonnés, son cœur s’emballait fortement et elle commençait à avoir du mal à le contrôler. -« Qu’est-ce que … ? » bredouilla-t-elle. -« Kaori. Tu sais très bien que je ne suis pas doué pour ce genre de choses. Je n’ai pas l’habitude de dévoiler mes sentiments. Je … je t’ai fait du mal durant toutes ces années, je t’ai fait pleurer beaucoup de fois, mais … » Kaori lui évita de se perdre en explications, elle se mit sur la pointe des pieds et l’embrassa. Suprise par sa propre audace, elle rosit légèrement, mais elle savait maintenant, elle savait que ce n’était qu’un début pour eux.
…
FIN _________________ Vers l'infini et l'au-delà ... |
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